Les Tristes Clones

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 Considération sur la monnaie, article de Bovinus Agoravox.

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TristeClown
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Gémeaux Dragon Messages : 130
Date d'inscription : 28/06/2011
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Localisation : Dans ses reves...

MessageSujet: Considération sur la monnaie, article de Bovinus Agoravox.   Dim 26 Jan - 17:02

Source: http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/considerations-sur-la-monnaie-146764?debut_forums=0#forum3932182

Considérations sur la monnaie


   Politics : process involving STURCTURal changes in a public, e.g. the formation of cliques, coalitions and elites that compete for
scarce resources in the public domain including for the control of government and processes through which collective decisions
come about as a consequence of communication among competive factions and individual interests in society.

   Klaus Krippendorff's dictionary of cybernetics


   The unit within the system with the most behavioural responses available to it controls the system.

   The first law of cybernetics


Société de l'information. Ère de l'information. Révolution informationnelle. Ce ne sont là que les plus courantes des formules qui
prolifèrent dans les media et les discours politiques dès qu'il s'agit de caractériser notre temps. Pourtant, il n'y a là rien de nouveau.
Le XIXème siècle, qui connut un extraordinaire développement de la presse écrite, ou encore le XXème, siècle de la radio et de la
TV, auraient pu être caractérisés de la même façon. C'est sans doute pour cela qu'on constate une tendance, depuis quelque temps,
à remplacer le terme "information" par "numérique", qui renvoie plus précisément à l'informatique et aux "nouvelles technologies de
l'information et de la communication" (les fameuses NTIC), sans que le sens de ces expressions passe-partout en soit grandement
altéré pour autant.

C'est que de sens, il n'y en a guère. En fait, il faut y voir bien davantage une sorte d'auto-glorification que du sens, un peu comme
si un loup ou un tigre adressant un éditorial à ses congénères y parlait de "l'ère de la prédation" ou du "siècle de la chasse". Les
expressions du type "ère de l'information" sont autant de lapalissades : tout processus ou mécanisme social est par nature
informationnel, qu'il soit économique, politique, ou récréatif. Les interactions physiques au sein d'une société donée ou impliquant
plusieurs sociétés sont finalement assez peu fréquentes par rapport aux innombrables interactions informationnelles. En fait, les
interactions physiques sont presque exceptionnelles. L'habituel, c'est l'interaction informationnelle, qui est quasi-permanente.

Parler de "société de l'information" est donc parfaitement stupide. Nos sociétés étaient tout autant des "sociétés de l'information"
à l'époque où nos ancêtres chassaient le mammouth qu'elles le sont aujourd'hui ; la nouveauté, ce sont les technologies et les
vecteurs que nous employons pour transmettre et recevoir l'information, plutôt que la place que celle-ci occupe dans la société,
comme semble le suggérer notre brillante intelligentsia. Aujourd'hui comme hier, cette place est assurément la première et l'on ne
nous apprend rien de bien nouveau à pérorer au sujet d'une "ère de l'information" abstraite et indéfinie. Il y a bien quelques
nouveautés, mais c'est dans la science qu'il convient de les chercher.

Ainsi, le Pr. Mihai Draganescu formule au cours des années 1980-1990 une théorie semble-t-il assez novatrice et en tout cas
originale sur les "phénomènes informationnels de la matière profonde", où il propose une vision scientifique unifiant physique
quantique, biologie et théorie de l'information, dont le Pr. Yves Kondratoff du CNRS a fait une excellente adaptation disponible
en ligne [1]. La cybernétique, sorte de science nouvelle apparue au XXème siècle, propose une approche différente, dont l'objet
est surtout l'observation, l'étude et le contrôle des systèmes complexes (ou autorégulés), et plus particulièrement des interactions
entre leurs éléments. Les sociétés humaines sont des systèmes on ne peut plus complexes. S'initier aux bases de la cybnernétique [2
] est un préalable non indispensable, mais assurément utile pour bien comprendre ce qui suit, bien que l'objet ici soit plutôt relatif
au domaine des sciences dites politiques.

---

Considérons, pour simplifier le propos, que tout phénomène social est par nature informationnel. Résultant de ce postulat, certaines
implications s'imposent d'elles-mêmes. Ainsi, le pouvoir politique est donc également de nature informationnelle pour l'essentiel. C'est
avant tout le pouvoir de contrôler l'information au sein d'une ou plusieurs sociétés données, c'est à dire, le pouvoir de sélection et
de production de l'information en tant que telle, mais aussi le pouvoir d'organiser sa diffusion et sa réception. Il est évident qu'un
politique a bien plus d'autorité que M. Dupont, mais cette autorité croît dans des proportions démesurées quand le politique parle à la
TV à une heure de forte audience. On réalise bien mieux, du coup, ce que représente le pouvoir "médiatique" et pourquoi le coût
d'entrée sur ce "marché" particulier est aussi extraordinairement élevé. De même, on voit aussi beaucoup plus clairement à qui appartient
le pouvoir "politique", lorsque l'on commence à chercher qui contrôle réellement les media, ou, mieux encore, la monnaie. Quoi qu'il en
soit, ni les uns, ni l'autre ne relèvent certainement plus de l'autorité du Président de la République.

Tout comme l'actualité, c'est à dire, le pouvoir de dire ce qui est actuel et important et le pouvoir de le faire connaître aux masses, le
concept de monnaie est également d'essence informationnelle. L'époque des monnaies polymétalliques semble bel et bien révolue,
et l'époque de la monnaie papier paraît sur le point de subir le même sort. Nous sommes à présent au temps de la monnaie dématérialisée,
où le concept logique a presque totalement phagocyté son support physique. La monnaie, du point de vue matériel, n'est guère plus
que des données numérisées transitant on ne sait pas très bien où, avant d' "arriver" dans une petite puce logée sur notre carte
bancaire. On parle même de transférer cette puce à l'intérieur de notre propre corps sous forme de puce RFID [3], idée dont les
conséquences paraissent proprement effroyables à tout individu ayant conservé un reste de sanité d'esprit. En tout cas, c'est la
meilleure preuve qu'on puisse souhaiter, si il en fallait une, de la nature informationnelle de la monnaie. Quelle que soit sa forme ou
son support, la monnaie n'existe en fait que dans la tête des gens ; en jargon d'économiste, on pourrait dire que toute monnaie est
forcément fiduciaire. Pour un chimpanzé, elle n'a aucune "valeur". La monnaie, tout comme la politique, est avant tout un fait social,
dont l'origine est la nécessité de disposer d'un bien universellement accepté, pouvant se troquer commodément contre d'autres biens.
Voici ce que nous en dit l'éminent économiste Ludwig von Mises, l'un des fondateurs de la fameuse "école autrichienne" :

   Tous les biens ne sont pas globalement vendables. Pour certains biens il n'existe qu'une demande limitée et occasionnelle, pour
d'autres elle est générale et constante. Par conséquent, ceux qui apportent des biens du premier type sur le marché, afin de les
échanger pour des biens dont ils ont besoin eux-mêmes, ont des perspectives moindres de succès que ceux qui offrent des biens
du second type. Si, toutefois, ils échangent leurs biens relativement peu négociables contre des biens plus négociables, ils se
retrouvent un peu plus près de leur but et peuvent espérer l'atteindre plus sûrement que s'ils s'étaient contentés d'échanges directs.
   
   C'est de cette façon que les biens qui étaient à l'origine les plus vendables sont devenus des moyens d'échange communs, c'est à
dire des biens en lesquels tous les vendeurs d'autres biens convertissent d'abord leurs articles et que tous les acheteurs futurs d'un
quelconque autre bien ont intérêt à se procurer. Et aussitôt que ces biens qui étaient relativement plus vendables devinrent des
moyens d'échange communs, ils se produisit une augmentation de la différence entre le caractère vendable de ces biens et celui des
autres biens. Ce qui entraîna à son tour un renforcement et un élargissement de leur position comme moyen d'échange.
   
   [...] Il y a ainsi une tendance inévitable à éliminer les moins vendables des biens utilisés comme des moyens d'échange. Ceci jusqu'à
ce qu'un seul bien subsiste, qui est alors universellement utilisé comme moyen d'échange ; en définitive, comme monnaie. [4]

L'outil monétaire, dont le rôle principal est à l'origine de faciliter l'échange de biens et services entre les individus et entre les sociétés
dépassa rapidement ce cadre et vint tout naturellement assurer des fonctions secondaires, à savoir, l'accumulation du travail sous
forme de capital, la transmission de ce capital à travers le temps et l'espace, le crédit et enfin, la mesure de la "valeur". À ce sujet,
à force de mesurer la valeur en termes de prix, exprimés en unités monétaires, une certaine confusion a fini par s'installer. Nous
identifions à présent automatiquement la "valeur" des biens à leur équivalent en monnaie, ce qui nous conduit à commettre des erreurs
grossières. Par exemple, un paquet de cigarettes coûte environ 6 euros, qui permettent d'acheter à peu près 3kg de patates au
supermarché du coin ou un livre format poche. Doit-on en conclure pour autant que la "valeur" de ces produits est identique ou du
moins équivalente ?

Non, évidemment. De multiples théories de la valeur ont été produites par la science dite "économique", dont la plupart sont fausses,
incomplètes, ou insuffisantes. En termes clairs, il semblerait, en fin de compte, que la meilleure façon de la définir serait par la
métaphore de listes hiérarchisées et comparatives de diverses choses, propres à chaque individu, et susceptibles d'évoluer à tout
moment, au gré des circonstances, des échanges, des préférences, des objectifs finaux et des calculs de chacun pour les atteindre.
La valeur est donc à la fois subjective et relative (je préfère 2 pommes à 1 banane), mais soumise également à l'état du marché
(Paul préfère 1 banane à 4 pommes, je vais donc troquer mes poires contre des bananes à Jacques, puis échanger les bananes auprès
de Paul contre des pommes).

Ce n'est que faute de mieux, pour ainsi dire par défaut, que la monnaie en est venue à nous servir d'étalon universel de valeur et
faire office d'indice des prix (l'action de l'État y aussi très largement contribué, si il était encore nécessaire de le préciser). Citons de
nouveau von Mises :

   Ainsi, s'il veut obtenir l'utilité maximale de ses ressources, l'individu doit se familiariser avec tous les prix du marché.
   
   Pour ce faire, cependant, il a besoin d'une aide pour trouver son chemin dans la forêt confuse des multiples rapports d'échange.
La monnaie, le moyen d'échange commun, qui peut s'échanger contre tout bien, et qui permet de se procurer tout bien, est
particulièrement adaptée pour cela. Il serait absolument impossible pour un individu, même si'il s'agissait d'un expert des affaires
commerciales, de suivre les changements des conditions du marché et d'adapter son échelle de valeurs d'usage et d'échange, s'il
ne choisissait pas un dénominateur commun dans lequel il traduirait tout rapport d'échange. Puisque le marché permet d'échanger
tout bien en monnaie et la monnaie en tout bien, la valeur d'échange objective est exprimée en termes de monnaie. C'est ainsi que
la monnaie devient un indice des prix, pour reprendre l'expression de Menger. La structure complète du calcul de l'entrepreneur et
du consommateur repose sur le processus d'évaluation des biens en monnaie. La monnaie est donc devenue une aide dont l'esprit
humain ne peut plus se passer pour faire des calculs économiques. Si l'on veut attribuer, en ce sens, un rôle de mesure des prix à
la monnaie, il n'y a pas de raison de s'abstenir. Néanmoins, il vaut mieux éviter d'utiliser un terme qui peut être aussi aisément mal
interprété. En tout cas, l'usage courant n'est pas correct - on ne décrit pas normalement la latitude et la longitude comme un "rôle
des étoiles". [5]

C'est on ne peut plus clair. Il faut avoir conscience, cependant, que nous ne vivons pas dans les conditions d'un marché totalement
libre, où chacun pourrait à son gré troquer des pommes contre des poires et régler ses courses en or ou en perles, par exemple. Il
existe une monnaie "légale", imposée par l'État, et que chacun est forcé d'accepter comme moyen de paiement, même si il ne s'agit
pas à proprement parler d'une monnaie en termes économiques. En effet, une monnaie "viable" et "saine" doit répondre à un certain
nombre de critères :

   elle doit être un bien (votre monnaie de papier "légale" est-elle un "bien", au sens utilitaire ? que peut-on en faire, à part,
éventuellement, démarrer un feu ? mystère...) ;
   elle doit être facilement divisible et transportable (les moutons, c'est tout de même pas très pratique, même si il faut leur concéder
qu'ils peuvent se transporter tout seuls...) ;
   elle doit avoir une bonne capacité de conservation (logique : les patates pourrissent, au bout d'un moment...) ;
   elle doit être hautement désirée (des petits bouts de papier avec de jolis dessins sont-ils "hautement désirés" ? on conviendra qu'on
peut en douter...) ;
    sa disponibilité (ou encore, sa "production") doit être difficile à manipuler (on verra plus loin pourquoi).

Notre "monnaie" légale, imposée par l'État, n'est donc pas une monnaie. C'est en fait une devise, un substitut de monnaie, un "moyen
de paiement" en termes juridiques. Il ne s'agit même pas d'un bien, puisque l'euro (ou encore, le dollar ou n'importe quelle autre devise
contemporaine) est de plus en plus dématérialisé, comme noté plus haut. Le pire, néanmoins, est que son émission est assurée par
des acteurs tout à fait privés et fort mal connus du public, sous la supervision théorique de la Banque de France, elle même supervisée
par une instance technocratique assez mal connue, elle aussi, qui se nomme la Banque Centrale Européenne (BCE), et soumise
elle-même à la BRI, plus énigmatique encore. L'émission monétaire, autrefois connue comme étant le pouvoir de battre monnaie, et jadis
considérée comme une prérogative exclusive du souverain (et donc, par extension, du peuple), représente un pouvoir colossal, plus
grand, même, que celui des armes :

   Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour notre liberté qu'une armée debout. Celui qui contrôle l'argent de la
nation contrôle la nation.
   Thomas Jefferson

Or, voilà que ce pouvoir ultime se retrouve aux mains de banquiers privés, émettant de la "monnaie" à volonté, sous la supervision
théorique de la BCE, présidée par un ancien banquier de Goldman Sachs, la plus puissante banque privée du monde. Le lecteur intéressé
trouvera sans difficulté grâce au Web que ce cas est loin d'être unique, puisque les "anciens" de Goldman Sachs ou d'autres
établissements similaires prolifèrent littéralement dans le système monétaire occidental (voire, mondial). Quelles sont les implications
réelles de cette situation ? Quels sont les mécanismes mis en oeuvre pour exercer ce contrôle de la nation par l'argent que dénonçait
Jefferson ?

Outre le risque, de plus en plus avéré, de la corruption totale de ce qu'il reste de l'appareil politique au moyen de prébendes et de
récompenses distribuées aux hauts fonctionnaires en échange de "services" rendus, la politique d'investissement (c'est-à-dire, ce que
le pays sera ou non capable de produire à terme et en quelles quantités) se retrouve ainsi soumise au bon vouloir de l'émetteur de
monnaie, à savoir la Banque, dont on connaît les exigences de rendement du capital et le mode de gestion du risque : rendement
maximal, risque minimal. Toute autre considération, comme l'utilité sociale du projet ou l'impact sur l'environnement est éliminée.
Autant le dire tout net : l'investissement se fera indubitablement dans ce qui rapporte gros et vite, disons, la spéculation financière,
qui tend en effet à devenir de plus en plus l'activité principale de nos amis banquiers, surtout depuis que la distinction obligatoire
entre banque de dépôt et banque commerciale n'a plus lieu d'être(suite à l'abolition de ce qu'on appelle le Glass-Steagall Act) [6].
De cette façon, on se retrouve inévitablement à produire surtout des instruments de plus en plus sophistiqués de spéculation sur
les décombres de ce qui reste d'actifs réels. Mentionnons par ailleurs les mécanismes de l'inflation et du seigneuriage, dont la
compréhension est indispensable pour bien comprendre à quelle sauce nous allons être mangés.

On sait plus ou moins comment fonctionne l'inflation. Elle se traduit invariablement par une hausse des prix, pas forcément de tous
les prix, ni au même moment, mais c'est finalement bien le pouvoir d'achat des consommateurs (à savoir, vous et moi) qui est affecté,
puisque les salaires, eux, restent inchangés. C'est bien ce que nous en dit l'INSEE, du moins, dans le premier alinéa de la définition
qu'elle en donne :

   L'inflation est la perte du pouvoir d'achat qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.

La suite, en revanche, est nettement plus obscure :

   Elle [l'inflation] doit être distinguée de l'augmentation du coût de la vie. La perte de valeur des unités de monnaie est un phénomène
qui frappe l'économie nationale dans son ensemble sans discrimination entre les catégories d'agents.
   
   Pour évaluer le taux d'inflation on utilise l'indice des prix à la consommation (IPC). Cette mesure n'est pas complète, le phénomène
inflationniste couvrant un champ plus large que celui de la consommation des ménages. [7]

Rien n'est dit quant aux causes du phénomène. C'est à croire qu'il s'agit d'une contingence imprévisible qu'on peut mesurer dans une
certaine mesure grâce à l' "indice des prix à la consommation", mais non anticiper ou contrer, un peu comme un typhon ou un
tremblement de terre. Par ailleurs, l'INSEE considère que l'inflation doit être distinguée de l'augmentation du coût de la vie, ce qu'on
pourrait comprendre comme une allégation affirmant qu'il n'existe pas de lien entre l'une et l'autre, puisqu'elles doivent être traitées
séparément. En outre, l'inflation selon l'INSEE serait non discriminatoire : tout le monde est également touché. Tout cela est,
naturellement, absurde. C'est d'ailleurs inquiétant que l'INSEE affiche ce genre d' "intox" sur son site web, eu égard au rôle qui est
censé être le sien : "[...] l'INSEE a un rôle d'information et d'étude, aussi bien à l'égard des agents économiques du secteur privé que
de la puissance publique" [8]. Recourons une nouvelle fois à L. von Mises :

   Lorsque, pour couvrir ses besoins accrus, l'État, devenu acheteur, jette sur le marché ses billets nouvellement imprimés, il fait
monter les prix des biens et de main d'oeuvre dont il a besoin. Les prix de ces biens et de cette main d'oeuvre augmentent ; mais
les prix des autres biens et de la main d'oeuvre non requis par l'État restent d'abord stationnaires. Ils ne commencent à monter que
lorsque, eux aussi, voient la demande monter. Tous ceux dont les revenus augmentent du fait des commandes de l'État — en cas
d'armements, les entreprises et les ouvriers des industries d'armement — font, à leur tour, monter les prix par la demande accrue
des marchandises qu'ils désirent acheter. L'augmentation des prix se fait ainsi, de groupe en groupe, jusqu'à ce que, finalement,
elle s'étende à tous les prix et tous les salaires.
   
   Du fait que l'augmentation des prix résultant de l'inflation n'atteint pas du même coup toutes les marchandises et toutes les
catégories de travailleurs, découlent toutes ses conséquences sociales, ainsi que les avantages qu'en retire le Trésor. Car, tant
que cette hausse n'a pas accompli son périple complet à travers toute l'économie, elle nuit à tous ceux qui ne peuvent retirer
que les prix anciens des marchandises qu'ils ont à offrir, cependant que, pour les marchandises et pour la main d'oeuvre dont ils
ont besoin, ils ont à payer les nouveaux prix augmentés. Ce sont ces couches de la population qui paient l'écot : ce qu'ils
consomment en moins ou distraient de leur fortune enrichit les autres.
   L. von Mises (supposé), Or et inflation [9]

L'article d'où provient cet extrait a été publié en 1938 ; en ce temps-là, c'était en effet bel et bien l'État qui était encore l'émetteur
de la monnaie dans la majorité des pays. Ainsi qu'on l'a fait remarquer précédemment, ce n'est plus le cas : désormais, c'est la
Banque qui jouit de ce privilège (sauf dans quelques cas exceptionnels). Comme expliqué par von Mises, l'inflation n'est rien d'autre
qu'un impôt direct et dissimulé (cf. la définition absconse de l'inflation proposée par l'INSEE) ; or, puisqu'elle est l'émettrice de
monnaie, c'est encore la Banque qui le perçoit.

On pourrait éventuellement se consoler en se disant que l'inflation frappe davantage les riches que les pauvres, mais hélas ! rien de
plus faux. L'impitoyable von Mises dissipe encore une fois nos vaines chimères, toujours dans le même papier :

   L'inflation nuit au créancier et favorise le débiteur. Mais — chose surprenante — l'opinion publique croit y voir un avantage des
classes pauvres au détriment des riches. Mais l'opinion que les riches sont les créanciers et les pauvres sont les débiteurs est démentie
par les conditions sociales actuelles. Les grandes fortunes sont généralement investies en actions, entreprises, maisons ou terrains.
Mais les modestes fortunes de la classe moyenne consistent généralement en créances. Les économies des ouvriers et des intellectuels
sont déposées dans les banques et les caisses d'épargne, ou servent à l'achat d'obligations. Les moins favorisés deviennent ainsi les
créanciers des plus riches, à qui appartiennent les entreprises, maisons et terrains endettés. La destruction de la valeur des créances
n'est donc pas un avantage pour les pauvres, mais au contraire, un préjudice.

En fait, les plus touchés par l'inflation sont les petits rentiers, ceux qui possèdent un certain capital en monnaie, trop modeste pour
qu'il fût rentable de le convertir en immobilier, mais trop conséquent pour qu'il fût raisonnable de le risquer. La plupart du temps, les
capitaux de cette catégorie s'en vont fondre lentement dans un établissement bancaire quelconque, qui vous en consent à peine 2-3%
d'intérêts dans le meilleur des cas. En apparence, votre capital augmente constamment. Néanmoins, le petit rentier est tout étonné
(et tout malheureux) de s'apercevoir, au bout de quelques années (disons quinze), qu'il ne peut même plus s'acheter une automobile
neuve avec, alors que quinze ans auparavant, il avait presque de quoi acquérir un F2. Et blâme le "marché de l'immobilier", qui serait,
naturellement, le coupable.

Concrètement, comment tout cela marche ? Imaginons une île à peu près isolée, où l'or ferait office de monnaie. Il en circule une
quantité fixe dans toute l'île, mettons 500 pièces. Supposons à présent qu'un insulaire chanceux venait soudainement à découvrir un
coffret tout plein de pièces d'or, disons qu'il en contiendrait 500 pièces. Notre insulaire pourrait alors acheter toute la production
disponible sur le marché avec ses 500 pièces tout juste découvertes, ce qui aurait un double effet : d'une part, celui, immédiat, de
créer une situation de pénurie aigüe avec toutes les conséquences malheureuses prévisibles (famine, émeutes, spéculation, instabilité
politique et sociale, etc.), et d'autre part, celui de générer dans un deuxième temps une forte instabilité des prix, qui tout d'abord
exploseraient, puis finiraient par se stabiliser à hauteur du double de ce qu'ils étaient auparavant. C'est d'ailleurs bien pour provoquer
précisément ce type de désordres que certaines organisations plus ou moins connues du public (MI6, CIA, Mossad, etc.) introduisent
massivement de la fausse monnaie (ou vraie, peu importe) dans certaines régions où certaines puissances étrangères souhaitent
créer des situations révolutionnaires. Mais revenons à notre île.

Si, en revanche, notre chanceux insulaire s'était contenté d'introduire seulement 50 pièces dans l'économie (soit 10% de la masse
monétaire totale circulant dans l'île), on verrait exactement les mêmes mécanismes à l’œuvre, toutefois, dans des proportions largement
moindres, si bien que l'effet dans la réalité semblerait totalement différent. Au niveau de la dynamique des prix, on verrait une
augmentation différée de 10%. Par contre, au niveau de la dynamique de production, en admettant que l'insulaire ait réellement acheté
des produits avec ses 50 pièces, l'effet à moyen terme serait de stimuler l'activité économique globale. Les "agents économiques"
(dans notre cas, les habitants de l'île) s'apercevront forcément que davantage de produits auront été consommés qu'habituellement;
ils auront donc tendance à augmenter leur production. Pour ce faire, ils travailleront davantage, embaucheront peut-être ou bien,
investiront dans de nouveaux moyens de production.

On se retrouve alors dans une situation intéressante : soit la consommation se maintient et la situation se stabilise, soit la consommation
chute (exemple-type : les gens font des réserves, et achètent donc moins par la suite). On est alors confronté à une surproduction,
ce qui peut à son tour entraîner une chute des prix, une baisse de la production, du chômage, etc. Par ailleurs, un autre facteur à
prendre systématiquement en compte lorsqu'on réfléchit à ce genre de problématique, est la question des matières premières. On a vite
fait de se créer des soucis potentiellement graves quand on cherche à "stimuler" l'économie en dopant le couple product°/consommat°.
On est parfaitement capable, de nos jours, de manipuler à volonté la masse monétaire, et donc la production et la consommation.
Fort bien. Est-on pour autant capable de créer à volonté des hectares de terres cultivables, du charbon, du pétrole, etc. ?

Notre insulaire aurait pu également, plutôt que de simplement tout rafler, se contenter d'acquérir les moyens de production existant sur
l'île (les champs, le moulin et la forge), puis de les louer (ou encore, "recruter" des employés pour faire tourner les dits moyens de
production) et ainsi se ménager une rente à vie. Enfin, il aurait pu s'instituer en établissement de crédit et prêter contre intérêts ; la
masse monétaire sur l'île étant fixe, il n'aurait pas manqué, au bout d'un certain temps, de l'accaparer totalement grâce à la tendance
naturelle du capital à se concentrer dans ces conditions (économie à masse monétaire fixe et crédit à intérêts). C'est mathématique :
imaginons que notre nouveau banquier se mette à prêter à 10% ; comme il faut bien, pour rembourser le prêt, rendre 10% de plus, ces
10% seront soustraits à la masse monétaire circulant dans l'île. Ainsi, les coffres du banquier se rempliront au fur et à mesure que
l'argent en circulation diminuera. Les conséquences prévisibles ne sont guère difficiles à imaginer : baisse de la consommation, puis
baisse de la production, chute des prix, chômage, appauvrissement de la population, etc. Il y a même un effet kiss-cool supplémentaire
à rajouter à la liste : l'augmentation du pouvoir d'achat de notre banquier, du fait que les prix baissent tandis que son coffre se remplit.
Il est le seul à en bénéficier, puisque la masse monétaire dans l'île ayant diminué, la part de chacun a forcément diminué ; au mieux,
certains parviendront tout juste à préserver leur pouvoir d'achat. Ainsi, notre insulaire se sera enrichi (non seulement en capital brut,
mais aussi en pouvoir d'achat) dans une mesure bien supérieure à celle où il aura arnaqué ses co-résidents.

Dans cette situation particulière, il faut bien réaliser que les insulaires ignorent que l'un des leurs dispose d'un capital aussi énorme. Ils
ne peuvent donc réagir qu'après coup, ni prendre les dispositions appropriées (par exemple, décréter la nationalisation de tous les outils
de production et l'interdiction du crédit à intérêt). En revanche, le chanceux trouveur (autrement dit, l'émetteur de monnaie) a
l'initiative, ce qui constitue dans le domaine de l'action économique un avantage énorme. L'avantage devient colossal, si l'argent lui
permet d'acquérir tout ce qu'il voudra sans limitation, en toute légalité. Au pire, si le jeu en vaut la chandelle, on peut aussi fort bien
s’accommoder de l'illégalité...

Il est temps à présent de mentionner un dernier paramètre que nous avions négligé jusqu'ici : la vitesse de circulation de la monnaie [10].
C'est le nombre de fois où l'argent change de mains dans une période de temps définie. On constate en effet que le PIB est supérieur à la
masse monétaire totale, ce qui s'explique justement par le fait que l'argent circule entre divers agents. Cette circulation se fait à vitesse
variable ; en effet, en période d'inflation, les gens ont tendance à se débarrasser plus rapidement de leur argent que de coutume,
sachant que les prix vont de toute façon augmenter, ce qui accentue l'inflation d'autant plus (qu'on se souvienne de l'inflation qui régnait
en Allemagne dans les années 1920 : des queues énormes se formaient en fin de matinée pour acheter au plus vite, parce que tout le
monde savait qu'un zéro allait être ajouté au prix après le déjeuner). C'est l'inverse qui se produit en période de baisse des prix : il vaut
mieux garder son argent pour pouvoir acheter davantage plus tard. C'est pourquoi une très forte inflation se termine toujours par le
remplacement de la monnaie par une autre (d'où le "nouveau franc" de 1958) — quel gouvernement serait assez imbécile pour laisser la
nation entière devenir millionnaire ? Aussitôt que la situation serait plus ou moins stabilisée, les magasins seraient pris d'assaut et on
se retrouverait dans un autre genre de crise, aux conséquences pires encore qu'une hyper-inflation. Ainsi, la question de savoir si il
va y avoir un dollar "nouveau" est non avenue ; la bonne question, ce n'est pas "si", mais "quand". D'où l'intérêt de convertir ses
économies en autre chose que des monnaies de singe manipulables à volonté par la Banque, l'État ou Dieu sait qui encore.

Ce facteur permet d'expliquer également pourquoi les prix grimpent démésurément au moment où la production s'effondre, faute
d'acheteurs en nombre suffisants. Il existe une formule assez ancienne qui postule que la masse monétaire (M), multipliée par la
vitesse de circulation de la monnaie (V) égale le niveu général des prix (P) multiplié par la quantité des biens produite (Q) :

M x V = P x Q.

Or, P x Q, c'est justement le PIB [11]. Dès que la production commence à baisser, avec la même quantité d'argent en
circulation, la variable d'ajustement devient le prix...

Ainsi, tout l'édifice économique repose sur ces quatre piliers fondamentaux : le couple offre/demande (ou produc°/consommat°),
les matières premières, le travail et la monnaie. Pour être tout à fait précis, le travail se cristallise sous forme de capital, dont la
forme la plus liquide est la forme monétaire. Tous ces facteurs sont interdépendants, et peuvent aussi bien agir dans le même sens
(effet de synergie), ou bien, au contraire, s'opposer. On n'y comprend rien si on ne tient pas compte de tous ces facteurs à la fois.
Jouer sur l'un peut, à tout moment, compromettre tout l'édifice. La plupart du temps, les conséquences sociales sont accablantes.

Par exemple, et c'est assez fréquent, on peut essayer de manipuler le coût du travail à la baisse, afin de générer un surcroît de
rentabilité pour les entreprises (on pourrait dire cela sous une forme beaucoup moins policée). Pour ce faire, on adoptera typiquement
une politique consistant à réduire la masse monétaire (on appelle cela la déflation), ce qui va entraîner une concurrence accrue entre
les agents économiques (c'est à dire à peu près tout le monde) pour capter de la monnaie. Du chômage va forcément en résulter,
ainsi que des faillites, ce qui poussera ceux qui auront la chance de conserver leur emploi à se montrer plus conciliant quant au salaire
ou vis à vis des conditions de travail. L'employeur (le producteur) aura alors tout le loisir d'offrir un salaire moindre tout en augmentant
par ailleurs ses marges, pour peu qu'il reste raisonnable, puisque la demande globale ne descendra pas facilement au-delà d'un certain
seuil : on accepte bien plus volontiers de gagner moins que de manger moins(à ce sujet, voir le concept de l'élasticité de la demande[12])
On arrivera alors à une situation paradoxale où, bien que vendant moins de produits, le producteur pourra en tirer davantage de profit.
Attention, toutefois : cela n'est vrai que pour les biens à forte demande (dont l'élasticité se rapproche de zéro, typiquement : nourriture,
biens de première nécessité, énergie, télécommunications, loyers, etc.), ce qui signifie que tous les producteurs ne peuvent se permettre
de jouer à ce jeu-là. Les industries les plus vulnérables en période de consommation réduite sont typiquement les industries de loisir
grand public (élasticité négative). Paradoxalement, il existe des biens dits "de Veblen" pour lesquels la demande augmente en même temps
que leur prix, mais, vous l'aurez compris, cela ne concerne qu'une toute petite partie des consommateurs : les gros rupins amateurs de
cosmétiques de luxe et de Ferrari.

Malheureusement, quand bien même on se placerait du point de vue du producteur / employeur, ce genre de manège n'a pas que des
conséquences heureuses. On arrive très vite à un cercle vicieux : les gros rupins sont rares et n'achètent pas n'importe quoi, tandis que
pour consommer, les gens "normaux" doivent avoir des revenus ; or, lorsque sévit le chômage, la consommation globale s'effondre sur le
long terme et l'employeur / producteur finit par mettre la clef sous la porte faute de clients en nombre suffisant. Le dumping social,
technique éculée du Grand Capital, consiste à délocaliser de plus en plus la production vers des pays à faible revenu (et donc, à conditions
de vie précaires), pour la revendre ensuite là où il y a encore de l'argent afin de profiter à fond de ce différentiel. Mais, encore une fois,
cela ne dure qu'un temps : la capacité de consommation des pays naguère "développés" (c'est à dire, autrefois industrialisés) finit par
chuter et le Grand Capital se retrouve Gros-Jean comme devant, avec sur les bras des stocks énormes que nul n'a les moyens d'acheter.

Concédons, toutefois que ceci est atténué dans une certaine mesure par la gestion des stocks et de la production en "flux tendus" (ou
encore le "Juste-à-Temps") [13]. Cependant, cette technique de gestion ne s'applique bien qu'aux industries où la fréquence d'achat est
assez faible — comme, par exemple, la construction automobile (elle serait justement issue des méthodes de gestion mises au point par
le constructeur Toyota), nécessite une logistique infaillible et s'avère pour cette raison même plutôt coûteuse en énergie (les moyens de
transport sont en effet extrêmement énergivores, sans parler de l'impact sur l'environnement). En outre, elle impose de disposer de
capacités de production assez considérables, puisqu'il s'agit de travailler à la demande ; pour cette raison, la gestion en "juste-à-temps"
n'est réellement possible que pour les très grandes entreprises, disposant d'un capital industriel plutôt conséquent. Cette méthode a
aussi d'autres défauts, dont celui, notamment, de précariser démesurément la main d'oeuvre, tout en lui infligeant une pression extrême
par la perpétuation de l'urgence qui la caractérise. En gros, il ne s'agit tout bêtement que de "déplacer" les coûts de stockage vers la
logistique, l'environnement, les salariés et la gestion du risque, qui croît de façon disproportionnée : un client non livré à temps est un
client perdu...

---

Tout comme le capital financier, le capital industriel tend à se concentrer. Dans une économie fortement liquide, le bénéficiaire final de
ce processus est nécessairement la finance, ne serait-ce que parce que le financier crée — ou émet — de l'argent à partir de rien, tandis
que l'industriel fabrique des objets à partir de matières premières qu'il faut extraire, traiter, et transformer. On voit alors inévitablement
des pans entiers du tissu industriel passer aux mains de la Banque, qui a beau jeu de manipuler non seulement l'argent (c'est à dire, la
consommation, autrement dit la demande) mais aussi la production industrielle (l'offre), l'investissement et même le marché des matières
premières.

L'objet ici n'est pas de traiter de l'influence de la Banque et du Grand Capital en général sur la politique, mais tout semble indiquer que
cette influence est énorme. Il est de notoriété publique que les congressmen états-uniens sont ouvertement "approchés" par divers
lobbies représentant les intérêts de diverses entreprises (généralement, celles installées dans l'État que le congressman entend
"représenter" au Congrès), si bien qu'on pourrait se demander pour qui travaille réellement le congressman : ceux qui votent pour lui, ou
ceux qui l'invitent au restaurant ? La même pratique se répand de plus en plus à Bruxelles, siège des principales administrations de l'UE.
Mario Draghi, président de la BCE, ainsi que déjà mentionné, est un ancien collaborateur de la la pachydermique banque Goldman Sachs.
On se souvient encore d'un certain Dick Cheney, un des plus féroces "faucons" de l'équipe Bush Jr., actionnaire et ex-patron de
l'entreprise Halliburton... qui se trouve être l'un des principaux fournisseurs de l'US Army. Or, Mr. Cheney était, semble-t-il, très engagé
sur la question de la guerre en Irak numéro 2. Sans avoir forcément besoin de basculer dans la "théorie du complot", on peut tout de
même soupçonner un léger risque de conflit d'intérêts, et ce d'autant plus que Mr. Cheney est retourné exercer ses talents chez
Halliburton aussitôt qu'il fut libéré de ses fonctions "politiques".

Il n'est pas nécessaire de dresser un inventaire précis ni de faire un examen clinique de toutes ces pratiques pour se rendre compte
qu'elles puent. Il ne s'agit nullement de cas exceptionnels. Bien au contraire, la tendance serait plutôt à l'institutionnalisation de ce
cirque en norme. À chacun de tirer ses conclusions...

Petrovitch

[1] Site web « Automates Intelligents » : http://www.automatesintelligents.co...

[2] Dossier « Cybernétique et Physiologie » de l'université de Jussieu (Paris VI) : http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossi...

[3] Wikipédia au sujet de la radio-identification : http://fr.wikipedia.org/wiki/Radio-...

[4] Ludwig von Mises, Theory of Money and Credit (traduction de Hervé de Quengo) : http://herve.dequengo.free.fr/Mises...

[5] ibidem

[6] Wikipédia sur le Glass-Steagall Act : http://fr.wikipedia.org/wiki/Glass-...

[7] Site web de l'INSEE : http://www.insee.fr/fr/methodes/def...

[8] idem : http://www.insee.fr/fr/insee-statis...

[9] Ludwig von Mises, Or et inflation (traduction de Hervé de Quengo) : http://herve.dequengo.free.fr/Mises...

[10] Wikipédia sur la vitesse de circulation de la monnaie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%...

[11] Wikipédia au sujet du PIB : http://fr.wikipedia.org/wiki/Produi...

[12] Wikipédia sur l'élasticité de la demande : http://fr.wikipedia.org/wiki/&E...)

[13] Wikipédia sur le Juste-à-Temps : http://fr.wikipedia.org/wiki/Juste-...)


_________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Échanges avec l'auteur:

Daniel Q. :


Bonjour Bovinus,


Vous avez parfaitement analysé le problème de l’émission de monnaie privée, les effets des variations des quantités de monnaie,
la dévaluation, l’inflation et un certain nombre de mécanismes particulièrement importants.


Néanmoins pour la partie traitant de ce que doit être une monnaie j’ai un désaccord fondamental.

:

   1 elle doit être un bien (votre monnaie de papier « légale » est-elle un « bien », au sens utilitaire ? que peut-on en faire, à part,
éventuellement, démarrer un feu ? mystère...) ;

   2 elle doit être facilement divisible et transportable (les moutons, c’est tout de même pas très pratique, même si il faut leur
concéder qu’ils peuvent se transporter tout seuls...) ;

   3 elle doit avoir une bonne capacité de conservation (logique : les patates pourrissent, au bout d’un moment...) ;

   elle doit être hautement désirée (des petits bouts de papier avec de jolis dessins sont-ils « hautement désirés » ? on conviendra
qu’on peut en douter...) ;

   4 sa disponibilité (ou encore, sa « production ») doit être difficile à manipuler (on verra plus loin pourquoi).

1 La monnaie ne peut pas être un bien, elle n’est que la représentation d’un équivalent valeur. Un bien a vocation a être utilisé et
non être thésaurisé.

2 Nos pièces, billets et chèques sont divisibles et transportables

3 Notre monnaie n’as pas la même durabilité que la monnaie ancienne mais un remplacement est fait constamment pour la monnaie
en circulation (les billets abîmés sont retirés et remplacés). La monnaie stockée as une très bonne conservation.

4 A l’heure actuelle, a notre niveau de technicité, la monnaie papier est plus difficilement falsifiable que la monnaie métal, les lingots
et pièces au tungstènes en sont un exemple.

Si l’on devait malgres tout aller vers un bien, il est probable que cela serait l’or et l’argent, qui sont extrêmement centralisés. Les
créateurs du désordre actuel sont massivement propriétaire de ces métaux, de manière directe ou indirecte. Ils seraient consacrés
maitres du monde et possesseur de tout l’or du monde, cela fait froid dans le dos ...

La base de la problématique vient de l’émission et l’injection de la monnaie, elle conditionne tout le reste.


Actuellement, il n’y as plus de création monétaire réelle. Il n’est créé depuis des années que des prêts a intérêts basés sur rien, et
chaque année il faut en créer plus pour compenser la croissance économique, les dettes arrivées a échéances ainsi que les intérêts
de ces dettes. Une exponentielle qui ne peut que finir dans les nuages, quelque soit le nombre de « purges » du système. Il est
structurellement invivable, mais fait grassement vivre une multitude de parasites politiques, pseudo économistes et banquiers centraux.


Un vrai aspirateur de la richesse du monde. Chaque année, les banques siphonnait une partie de la monnaie réelle sous la forme des
intérêts, et la remplaçait par des dettes a échéances. Et en moins de 40 ans la totalité de la vrai monnaie a été siphonnée du circuit
économique normal, il ne reste plus que des dettes en cours. C’est le système entier qui est structurellement une escroquerie, et
c’est occulté et nié depuis longtemps par tout ceux qui profitent des miettes de ce vols monstrueux.

Réduire la dette ? C’est réduire la liquidité disponible, avec l’effet que vous savez, c’est a dire la déflation au final.

Décision de Hollande ? Supprimer les cotisations familiales patronales, et les patrons d’enchaîner : on vas réduire nos prix pour gagner
des marchés et puis embaucher => en avant pour la déflation...

Les traîtres au pouvoir sont en train consciemment de nous ruiner, et de détruire nos acquits sociaux en laissant les établissement
publics, villes et autres emprunter a des taux usuraires.


Pourtant une monnaie crée par l’État et injecté directement dans l’économie par la base sous forme de revenu de base pourrait,
grâce a l’inflation(légère et contrôlé, les indicateurs économiques permettent d’ajuster) permettrait de réduire les inégalités et
d’inverser le phénomène actuel d’appauvrissement des pauvres et d’enrichissement des riches.


Il faut retourner aux fondamentaux : une banque doit assurer la fluidité des liquidités, protéger les dépôts et n’as pas d’obligation de
faire des bénéfices. Elle doit assurer un service nécessaire a la collectivité.


Monnaie nationale, banque centrale nationale, revenu de base universel et fin de l’escroquerie bancaire et de leurs cartels. Ils n’ont
fait que détruire le monde, ils ont suffisamment démontré leur incapacité a gérer les choses a la place des peuples.


L’usure est du vol.


Qu’ils dégagent !


Bovinus :



Salutations, merci pour le commentaire et pour votre intérêt.
-
Alors, en ce qui concerne la monnaie, je n’ai rien inventé, j’ai simplement repris les postulats de l’école autrichienne d’économie ; si je
les comprends bien, d’après eux, il est fondamental que la monnaie soit un bien pour que sa valeur soit incluse dedans. L’histoire nous
a en effet donné suffisamment d’exemples de manipulations en tout genre visant à dévaluer la monnaie pour servir des fins politiques.
On constate par ailleurs qu’en période de « reset » monétaire, les gens choisissent un bien quelconque répondant à ces critères pour
faire office de monnaie, par exemple, en 1946 en Allemagne, suite à la guerre, on constatait un manque de monnaie ; pour y pallier,
les gens ont employé à cette fin des cigarettes, qui correspondent assez bien à la description que je donne.
-
Vous dites : Actuellement, il n’y as plus de création monétaire réelle.
-
Euh, êtes-vous au courant que la Réserve Fédérale américaine émet dans les 80-100 milliards de dollars tout frais par mois ? Il est
évident que cela génère une inflation monstrueuse, et encore, l’effet est en grand partie atténué car la plupart de cet argent s’en
va alimenter les bilans des banques, qui pour leur part ont interrompu les activités de crédit ? Il se trouve que la BCE fait à peu près
la même chose, puisqu’elle a émis au cours des années 2012-2013 dans les 2 trillions d’euros.
-
Il n’y a pas de solution pour « sauver » le système, comme je l’expliquais quand je parlais du « nouveau franc » 1958, la seule chose
à faire est un reset global et de repartir sur une nouvelle monnaie. Si j’ai bien compris, c’est ce qu’ « ils » essayent de mettre plus ou
moins en place, avec le yuan (garanti par l’or chinois, celui-là), mais il est possible également qu’il ne soit prévu pour le yuan qu’un
rôle supplétif histoire d’apporter un peu de monnaie fraîche (et fiable), sans rien remettre en cause.
-
Les traîtres au pouvoir sont en train consciemment de nous ruiner, et de détruire nos acquits sociaux en laissant les établissement
publics, villes et autres emprunter a des taux usuraires.
-
Tout à fait, mais avez-vous une idée de leur objectif final ? M’est avis, perso, que c’est pour réduire la consommation de ressources
naturelles (démographie + raréfaction des matières premières oblige...), histoire de prolonger le grand bal encore un peu.
-
Pourtant une monnaie crée par l’État et injecté directement dans l’économie par la base sous forme de revenu de base pourrait,
grâce a l’inflation(légère et contrôlé, les indicateurs économiques permettent d’ajuster) permettrait de réduire les inégalités et
d’inverser le phénomène actuel d’appauvrissement des pauvres et d’enrichissement des riches.
-
Tout à fait, c’est d’ailleurs ce que l’URSS s’efforçait de faire. Savez-vous qu’en 1952, Staline avait demandé à ses technochrates
de lui concocter un rouble-or, afin de combattre le dollar sur les marchés ? Malheureusement, il fut assassiné en 1953 et ce beau
projet remballé vite fait bien fait.
-
Il faut retourner aux fondamentaux : une banque doit assurer la fluidité des liquidités, protéger les dépôts et n’as pas d’obligation
de faire des bénéfices. Elle doit assurer un service nécessaire a la collectivité.
-
Là, on sort du domaine de l’économie pour s’attaquer à la vraie chose intéressante : la politique. Je vais peut-être vous paraître
un peu sec, mais ne m’en veuillez pas, c’est mon « style », je ne cherche absolument pas à vous agresser. D’abord, permettez-moi
de vous demander à quel parti ou mouvement vous adhérez (il me semble avoir déjà entendu ce conte de fées, mais je ne me
rappelle plus où...). Cela n’arrivera jamais, pour les raisons ci-dessus évoquées, et d’autres que je vais tâcher de résumer très rapidement :
- l’oligarchie aujourd’hui tient TOUS les leviers
- l’oligarchie n’a aucune envie de renoncer à ses privilèges (richesse, pouvoir, confort, etc...)
- l’oligarchie n’est pas incompétente, bien au contraire ; notamment, elle voit bien que maintenir l’État-providence des meilleures années
de la guerre froide n’est plus possible de nos jours du fait de la variable démographique (voir « Essai sur le principe de population »
de Malthus) ;
- ces gens avaient plusieurs options (méga-guerre mondiale, colonisation de la Russie, méga-génocide, et appauvrissement généralisé)
- la guerre était trop dangeureuse du fait des armes modernes, la Russie beaucoup plus coriace que prévu (quoique ça ne fait que
repousser sa colonisation), le génocide aurait pu dégénérer en révolution mondiale (n’oubliez pas qu’il reste encore la Chine comme
grand État communiste), donc fort logiquement on choisit le « malthusianisme planétaire » prudent et la réduction de l’espérance de
vie à petit feu.
- le programme pour nous dans les prochaines années, c’est pas les « fondamentaux » que vous décrivez (qui reposent largement sur
du Keynes, si j’ai bien compris), mais plutôt la Grèce que l’on voit se débattre dans l’appauvrissement généralisé le plus barbare (ils sont
carrément occupés par Blackwater, hein, vous le savez, ça ?)
-
J’ai aussi quelques questions pour vous :
- En quoi serions-nous différents des Grecs ? Oubliez les solutions économiques, à partir d’un certain niveau, c’est la politique qui prime,
donc il s’agit de renverser le pouvoir d’abord, et de pas le perdre ensuite (la France c’est tout petit par rapport aux États-Unis
sur-armés). De Gaulle pouvait faire le malin parce que lorsqu’il montrait ses petits crocs aux américains ils s’adossait à l’ours russe et
inversement. Aujourd’hui, c’est plus possible. Donc, soit il faut faire une révolution en Russie (qui a une véritable puissance militaire et les
moyens de résister), soit il faut une révolution mondiale (le vieux rêve de Trotsky), mais à mon avis, il faut réinventer une doctrine
politique, car vu les margoulins qui trônent aux sommets des structures trotskystes, ça paraît mal barré.
- Comment comptez-vous régler le problème de la consommation mondiale ? Ça sert à rien de faire la révolution si c’est pour faire la
même chose que la grande oligarchie ensuite...
- Enfin, quel régime politique envisagez-vous pour garantir votre programme ? Perso, je ne vois que la démocratie athénienne comme la
préconise E. Chouard, avec tirage au sort, citoyens-soldats armés en permanence, agoras, et tout l’attirail, ou alors, une dictature
d’extrême-gauche genre URSS années 1930, en plus solide encore (ce qui a perdu l’URSS c’est le manque de pérennité de son régime,
qui s’avéra finalement assez peu original).
Daniel Q. :

Je répond en partie plus bas, partiellement, car il faudrait un gros développement pour chaque question et que le temps me manque.

Je rajouterais juste que la guerre n’as pas été écartée, et qu’elle prend plusieurs formes allant de la guerre de guérilla que l’on voit a
l’œuvre dans le sud à la guerre économique que nous subissons en France par exemple. Une dépopulation insidieuse par une atteinte
a la fertilité générale, une fragilisation des systèmes immunitaires et une malnutrition programmé (codex alimentarus et autre n’existent
pas sans raison), bref, l’effondrement des services sociaux, de la sécurité sociale et autre rameront au niveau des loteries pour être
soigné comme aux USA actuellement ... la dépopulation insidieuse et invisible de l’étouffement des plus faibles.

Vous parlez du programme pour nous dans les années a venir, a l’image de la Grèce, et vous avez raison, c’est effectivement le
programme qu’ils comptent appliquer mais rien ne le rend inéluctable et éternel. L’histoire est rempli de projets grandioses qui n’ont
laissés que poussières, le rêve mondialiste de domination mondiale des banquiers éclairés, malgré un plan géniale et patient, ne seras
lui aussi qu’un projet fou qui disparaitra a l’image de la tour de Babel dans un retour a l’État d’origine d’ampleur.

La levée des voiles, la révélation des réalités cachées qui contrôlent réellement notre monde pour une masse suffisante de gens de
bonne volonté entraineras cette apocalypse tant redouté par nos maitres cachés. Ce changement radical de monde arriveras parce
que l’orgueil des maitres, leur pire vice, leur impose d’afficher leur victoire au monde et qu’en le faisant ils se mettent a nu...

Les premiers deviendront les derniers, et vice versa. Le temps des changements réels se rapprochent car il ne devient plus possible
de se mentir sur le réel que l’on constate. Les illusions s’effilochent petit a petit pour de plus en plus de gens. L’espoir vient de là,
que suffisamment comprennent vraiment le monde et acceptent d’assumer leurs convictions et cela se feras.

Ils proposent l’enfer en expliquant qu’il n’y as pas d’alternative mais l’histoire montre qu’ils sont des menteurs et des escrocs.

Qu’accepterons nous de léguer a nos enfants après avoir reçu autant de nos parents ? Nos pères ont versé le sang pour leur liberté
et leur idéal, comment regarder nos enfants dans les yeux après avoir donné tout ce que l’on avait reçu sans même combattre ?
Seront nous le siècle de la honte ? la génération des faibles qu’ils essayent de nous faire devenir ? des soumis, esclaves volontaires
d’un système inique ? indignez vous qu’il disait, mais vers la fin il disait aussi que cela n’était pas suffisant...

Non, cela ne seras pas. Les signes avant coureurs montrent bien que rien n’est réglé et figé, y comprit en Grèce, rien n’est encore
stabilisé, vous verrez, j’en suis persuadé.



Daniel Q. :



Les QE de la FED ont un retour dans l’économie réelle de 3%, cela as été évalué par des études. L’inflation causé par ces liquidités
existe, elle as lieu sur les produits de luxes, immobilier hors norme et surtout dans la bulle boursière qui gonfle uniquement par
l’apport d’argent gratuit dans le marché. Si vous pensez que les marchés montent par eux même et que les liquidités ne font
qu’alimenter un bilan, vous vous trompez. La plus grosse partie se retrouve sur les marchés boursiers.


La BCE a émit au cours de l’année 2012-2013 dans les 2 trillons d’euros ?????

J’aimerais beaucoup une source pour cette info, car je craint que l’information soit erroné ou incomplète.

Ce que font la BCE et la FED n’as aucun rapport.


Le projet final de tout ce cirque économique ? Le corporatisme total mondial, une seul gouvernement, une seule entreprise, une seule
monnaie, l’absolue finalité du communisme et du capitalisme, les cauchemars d’Huxley et de Wells réunis.

Le contrôle technologique est gourmand en minéraux, terres rares et autre. Ce n’est pas soutenable avec une population trop
importante. 7 milliards n’est pas possible, mais avec 500millions, bien répartis par rapport aux besoins d’exploitation des ressources leur
semble tout a fait envisageable, d’après certains.


Effectivement la politique est le vrai sujet quand on parle économie. L’économie est aussi de la politique, et aucun parti ne tient mon
discours intégralement, a moins qu’il soit tellement discret qu’on ne le connaît pas. Mais la politique est bien plus large et permet
d’autres groupement de pensée que les groupes étouffoirs qui existent actuellement. L’engagement politique as une multitude de moyen
d’expression et d’action, très différents les uns des autres ayant chacun des effets différents.


Que faut il actuellement ? Des améliorations ou un changement radical de direction ? Quel est le mode d’expression politique permettant
ce genre de changement radical ? Y as t il un parti politique proposant réellement une bascule et peut il réaliser ce qu’il propose en
utilisant les moyens qu’il auras a sa disposition dans le cadre de l’accomplissement de son action ?

Aucun.

Mais des partis peuvent naître dans certaines situation et les temps sont favorables.


Vous vous trompez, l’oligarchie est faible, si faible que cela en est effrayant. Elle ne maîtrise pas réellement tout les leviers qu’on lui
attribue. La plupart des leviers sont des structures autonomes créé en un certains temps pour un certain but. Mais une fois ces structure
établi dans les esprits, elle sont autonomes et travaillent dans leur sens, sens initié par l’oligarchie au début mais sur lequel elle n’as
plus de prise après. Ces organismes s’auto-financent, ils sont autonomes et leurs participants croient a ce qu’ils font et ne comptent
pas perdre leurs privilèges. Même si les 85 personnes les plus riches sur Terre s’entendait pour renverser ce qui as été construit elle
n’y arriverais pas, banque mondiale, OMC, TPI et autres ONG qui ont œuvré a l’ouverture et la mise sous tutelle de tout.


Par contre si 1 homme sur 2 sur Terre se rallie a cette cause, alors demain ils sont neutralisés totalement, car le système ne repose
que sur très peu de vrais gagnants, la structure utilisée est aussi une victime et elle se retourneras contre ses maîtres qui la traite si
mal (dédicace aux forces de l’ordre, agents de sécurités, pompiers, urgences.



   En quoi serions-nous différents des Grecs ?

Je vous répondrais 1789, et surtout les contre révolution qui ont suivi. Certaines pensent les gens neurasthéniques, alors qu’ils n’étaient
qu’endormis par le mirage cotonneux de la télévision. Vous devriez ressentir la violence qui monte chez ces gens là d’avoir été trompé
et manipulé si longtemps, et de voir l’avenir de leur enfants les énerve encore plus. Le gouvernement vas continuer sa feuille de route,
et la température vas continuer a monter, cela exploseras forcement car il n’y as plus aucune soupape de sécurité. Le système a rendu
tout révolution pacifique impossible... je vous laisse tirer les conclusions...une vrai cocote minute...


Vous semblez imaginer que les américains se risqueraient a nous attaquer comme ils l’ont fait pour d’autres pays. La France a quelques
différences avec les pays que les USA se permettent d’attaquer. Ces différences qui sont des sous marins lanceurs d’engins nucléaires.
De Gaule déplaisait aux américains mais il était le président des français, et avait une voix indépendante.


Le premier pays majeur qui arrive a mettre en place ce programme provoqueras un raz de marée mondial et tout les pays à élection
libre rejoindront le mouvement. Avoir les moyens de son image est très utile. La France est encore regardé par beaucoup comme un
espoir et un pays qui invente des solutions.


L’observation des méthodes de nos gouvernants met en lumière l’importance de l’éducation, des valeurs, des vérités communes, et
d’un certain nombre d’outils agissant dessus de manière directe ou indirecte comme l’Éducation nationale et ses programmes, les journaux,
la télévision.


Comment maintenir le système ? Il y as 2 points majeurs : la compréhension et l’adhésion

Tout doit être expliqué, clairement, aucun doute ne doit exister sur les tenants et aboutissants, pas de langue de bois et de langage
des oiseaux.

Le projet doit être ressenti comme étant la bonne chose pour tous, il doit être voulu et non imposé, et donc il doit être comprit.

Comment y arriver ? Prendre le contrôle éditorial d’une chaîne de télévision nationale et la transformer en chaîne informative citoyenne,
avec uniquement de la ré-information, des débats, voir même des cours serait une des choses a faire pour permettre la diffusion de
l’information.


On peut tuer un homme mais pas une idée, il faut donc ne pas personnaliser le pouvoir et le changement a outrance et axer sur
l’imprégnation de tous par l’idée pour qu’elle ne puisse disparaître avec la disparition d’une figure centrale.


Mais ce n’est pas construire le plus difficile, c’est changer radicalement les choses calmement qui est un vrai casse tête chinois Wink

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MessageSujet: Re: Considération sur la monnaie, article de Bovinus Agoravox.   Jeu 30 Jan - 10:24

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Considération sur la monnaie, article de Bovinus Agoravox.
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